2011-2012 - T L

Travail à faire




Pour le 15 septembre,  Préparation sur un texte de Hume

Corrigé le 20 septembre

Pour le 22 septembre, Préparation sur un texte de saint Augustin

Corrigé le 26 septembre

Pour le mardi 4 octobre, préparation sur l'Apologie de Socrate et le Criton


Pour le jeudi 29 septembre, 1ère explication de texte : textes de Pascal et de Tocqueville

Corrigé les 4, 6 et 7 octobre.

Vendredi 7 octobre, travail en deux heures sur un texte d'Épictète

Pour le 14 octobre, exercice sur un texte de Montaigne

Pour le jeudi 20 octobre, révision de tout ce qui a été fait depuis la rentrée, interrogation écrite

Pour le mardi 18 octobre, 2nde explication de texte : textes de Leibniz et de Merleau-Ponty

Pour le mardi 8 novembre, exercice sur un texte de Montaigne

Pour le jeudi 10 novembre, préparer au brouillon le sujet "Sommes-nous maitres de nos désirs ?"

Pour le mardi 15 novembre, 1ère dissertation

Au choix
Cela a-t-il un sens de vouloir échapper au temps ?
Le désir est-il la marque de notre finitude ?


Pour le mardi 22 novembre, préparation : Épictète, Manuel, § 25, p. 179-181
1. Construction du texte
2. Écrire une introduction comme s'il s'agissait d'une explication de texte orale
3. Quel raisonnement par analogie est effectué dans le 3ème point du texte ?
        Écrire l'analogie sous la forme a/b = c/d
        Expliquer ce qui fonde l'analogie et quel est son intérêt

1er devoir en temps limité, vendredi 2 décembre

Traiter l’un des trois sujets suivants :

 

1.    Savons-nous toujours ce que nous voulons ?

 

2. Faut-il opposer la parole et l’action ?

 

3. Explication de texte :

« En naissant, un enfant crie ; sa première enfance se passe à pleurer. Tantôt on s'agite, on le flatte pour l'apaiser ; tantôt on le menace, on le bat pour le faire taire. Ou nous faisons ce qu'il lui plaît, ou nous en exigeons ce qu'il nous plaît ; ou nous nous soumettons à ses fantaisies, ou nous le soumettons aux nôtres : point de milieu, il faut qu'il donne des ordres ou qu'il en reçoive. Ainsi ses premières idées sont celles d'empire et de servitude. Avant de savoir parler il commande, avant de pouvoir agir il obéit ; et quelquefois on le châtie avant qu'il puisse connaître ses fautes, ou plutôt en commettre. C'est ainsi qu'on verse de bonne heure dans son jeune cœur les passions qu'on impute ensuite à la nature, et qu'après avoir pris peine à le rendre méchant, on se plaint de le trouver tel.

Un enfant passe six ou sept ans de cette manière entre les mains des femmes, victime de leur caprice et du sien ; et après lui avoir fait apprendre ceci et cela, c'est-à-dire après avoir chargé sa mémoire ou de mots qu'il ne peut entendre, ou de choses qui ne lui sont bonnes à rien ; après avoir étouffé le naturel par les passions qu'on a fait naître, on remet cet être factice entre les mains d'un précepteur, lequel achève de développer les germes artificiels qu'il trouve déjà tout formés, et lui apprend tout, hors à se connaître, hors à tirer parti de lui-même, hors à savoir vivre et se rendre heureux. Enfin, quand cet enfant, esclave et tyran, plein de science et dépourvu de sens, également débile de corps et d'âme est jeté dans le monde en y montrant son ineptie, son orgueil et tous ses vices, il fait déplorer la misère et la perversité humaines. On se trompe ; c'est là l'homme de nos fantaisies : celui de la nature est fait autrement. »

Rousseau, Émile, livre I

 

Interrogation écrite le jeudi 15 décembre.


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2ème trimestre

Pour le 6 janvier, Construction de Montesquieu, De l'Esprit des lois, I, 1.



Mardi 10 Janvier. Devoir en classe en temps limité :

Traiter l’un des trois sujets suivants :

1. Comment savons-nous que nous communiquons avec un être humain ?

2. Que pensez-vous de ce jugement d’un artiste contemporain : « L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible » ?

3. Explication de texte :

Si quelqu'un que je sais honnête et opulent, et avec qui je vis sur le pied d'une intime amitié, vient à entrer chez moi, où je suis entouré de mes serviteurs, je suis assuré qu'il ne va pas, avant de sortir, me frapper pour me dérober mon encrier d'argent; et je ne soupçonne pas plus cet événement que la chute de la maison elle ­même, qui est neuve, solidement bâtie et fondée. — Mais il a pu être saisi d'une frénésie soudaine et inconnue. — Ainsi peut survenir un soudain tremblement de terre, secouer ma maison et la faire crouler sur moi. Je vais donc changer de suppositions. Je dirai que je sais avec certitude qu'il ne va pas mettre sa main dans le feu, et l'y tenir jusqu'à ce qu'elle soit consumée; et cet événement, je le puis prédire, je crois, avec la même assurance que je prédirais que, s'il se jette par la fenêtre et ne rencontre pas d'obstacle, il ne restera pas suspendu en l'air un moment. Nul soupçon d'une frénésie inconnue ne peut donner la moindre probabi­lité au premier événement, si contraire à tous les prin­cipes connus de la nature humaine. Quelqu'un qui, à midi, laisse sa bourse pleine d'or sur le pavé de Cha­ring‑Cross, peut aussi bien s'attendre à ce qu'elle se mette à ­voler comme une plume qu'à la retrouver intacte une heure après. Plus de la moitié des raisonnements humains contiennent des inférences d'une nature sem­blable, accompagnées d'un degré plus ou moins élevé de certitude, proportionnellement à notre expérience de la conduite ordinaire de l'humanité en telles ou telles situations particulières.

Hume, Enquête sur l’entendement humain


Pour le 19 Janvier, Construction de la Préface au traité du vide


Pour le 31 janvier : exercice sur un texte de Zola. Exploiter le texte en rédigeant un § sur 3 sujets de dissertation :
La laideur peut-elle faire l'objet d'une représentation esthétique ?
L'art n'est-il qu'un divertissement ?
L'art est-il une affaire publique ?

Pour le jeudi 9 février, Dissertation.
Au choix :
1. L'art nous détourne-t-il de la réalité ?
2. Le langage trahit-il la pensée ?



Lundi 5 mars. Bac blanc :

Traiter l’un des trois sujets suivants :

Que gagne-t-on à travailler ?

La perception peut-elle s’éduquer ?

Explication de texte :

Le portrait achevé s’explique par la physionomie du modèle, par la nature de l’artiste, par les couleurs délayées sur la palette ; mais, même avec la connaissance de ce qui l’explique, personne, pas même l’artiste, n’eût pu prévoir exactement ce que serait le portrait, car le prédire eût été le produire avant qu’il fût produit, hypothèse absurde qui se détruit elle-même. Ainsi pour les mouvements de notre vie, dont nous sommes les artisans. Chacun d’eux est une espèce de création. Et de même que le talent du peintre se forme ou se déforme, en tout cas se modifie, sous l’influence même des œuvres qu’il produit, ainsi chacun de nos états, en même temps qu’il sort de nous, modifie notre personne, étant la forme nouvelle que nous venons de nous donner. On a donc raison de dire que ce que nous faisons dépend de ce que nous sommes ; mais il faut ajouter que nous sommes dans une certaine mesure, ce que nous faisons, et que nous nous créons continuellement nous-mêmes. Cette création de soi par soi est d’autant plus complète, d’ailleurs, qu’on raisonne mieux sur ce qu’on fait. Car la raison ne procède pas ici comme en géométrie, où les prémisses sont données une fois pour toutes, impersonnelles, et où une conclusion impersonnelle s’impose. Ici, au contraire, les mêmes raisons pourront dicter à des personnes différentes, ou à une même personne à des moments différents, des actes profondément différents, quoique également raisonnables. À vrai dire, ce ne sont pas tout à fait les mêmes raisons, puisque ce ne sont pas celles de la même personne, ni du même moment. C’est pourquoi l’on ne peut pas opérer sur elles in abstracto, du dehors, comme en géométrie, ni résoudre pour autrui les problèmes que la vie lui pose. À chacun de les résoudre du dedans, pour son compte.

Bergson, L’évolution créatrice.


Pour le 23 mars, préparation sur des textes d'Aristote et de Hobbes.


Pour le mardi 3 avril. Devoir. Au choix :

Dissertation :
L'homme est-il un animal politique ?

Explication de texte :

Lorsque Galilée fit rouler ses boules sur un plan incliné avec une accélération déterminée et choisie par lui-même, ou que Torricelli fit porter à l’air un poids qu’il savait être égal à celui d’une colonne d’eau à lui connue, ou que, plus tard, Stahl transforma des métaux en chaux et celle-ci à son tour en métal, en y retranchant ou en y ajoutant certains éléments, alors ce fut une nouvelle lumière pour tous les physiciens. Ils comprirent que la raison n’aperçoit que ce qu’elle produit elle-même d’après ses propres plans, qu’elle doit prendre les devants avec les principes qui déterminent ses jugements suivant des lois constantes, et forcer la nature à répondre à ses questions, au lieu de se laisser conduire par elle comme à la lisière ; car autrement nos observations faites au hasard et sans aucun plan tracé d’avance ne sauraient se rattacher à une loi nécessaire, ce que cherche et exige pourtant la raison. Celle-ci doit se présenter à la nature tenant d’une main ses principes, qui seuls peuvent donner à des phénomènes concordants l’autorité de lois, et de l’autre l’expérimentation, telle qu’elle l’imagine d’après ces mêmes principes. Elle lui demande de l’instruire, non comme un écolier qui se laisse dire tout ce qui plaît au maître, mais comme un juge en fonctions, qui contraint les témoins à répondre aux questions qu’il leur adresse. La physique est donc redevable de l’heureuse révolution qui s’est opérée dans sa méthode à cette simple idée, qu’elle doit chercher (et non imaginer) dans la nature, conformément aux idées que la raison même y transporte, ce qu’elle doit en apprendre, et dont elle ne pourrait rien savoir par elle-même. C’est ainsi qu’elle est entrée d’abord dans le sûr chemin de la science, après n’avoir fait pendant tant de siècles que tâtonner.

 

                                                                                                                        Kant, Critique de la raison pure, introduction.

 

 

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Pour le 3 mai. Dissertation facultative :
Au choix :
Une fiction peut-elle être vraie ?

La tradition est-elle un obstacle à la liberté ?



Mardi 22 mai. Dernier devoir en temps limité :

Traiter l’un des trois sujets suivants :

 

 

1. Suffit-il d’avoir raison pour convaincre ?

 

 

 

2. Y a-t-il une vérité des religions ?

 

 

3. Explication de texte :

« Entre la raillerie (que j'ai dit être mauvaise) et le rire, je fais une grande différence. Car le rire, comme aussi la plaisanterie, est une pure joie et, par suite, pourvu qu'il soit sans excès, il est bon par lui-même. Seule assurément une farouche et triste superstition interdit de prendre des plaisirs. En quoi, en effet, convient-il mieux d'apaiser la faim et la soif que de chasser la mélancolie ? Telle est ma règle, telle ma conviction. Aucune divinité, nul autre qu'un envieux, ne prend plaisir à mon impuissance et à ma peine, nul autre ne tient pour vertu nos larmes, nos sanglots, notre crainte et autres marques d'impuissance intérieure ; au contraire, plus grande est la joie dont nous sommes affectés, plus grande la perfection à laquelle nous passons, plus il est nécessaire que nous participions de la nature divine. Il est donc d'un homme sage d'user des choses et d'y prendre plaisir autant qu'on le peut (sans aller jusqu'au dégoût, ce qui n'est plus prendre plaisir.) Il est d'un homme sage, dis-je, de faire servir à sa réfection et à la réparation de ses forces des aliments et des boissons agréables pris en quantité modérée, comme aussi les parfums, l'agrément des plantes verdoyantes, la parure, la musique, les jeux exerçant le corps, les spectacles et d'autres choses de même sorte dont chacun peut user sans aucun dommage pour autrui. Le corps humain en effet est composé d'un très grand nombre de parties de nature différente qui ont continuellement besoin d'une alimentation nouvelle et variée, pour que le corps entier soit également apte à tout ce qui peut suivre de sa nature et que l'âme soit également apte à comprendre à la fois plusieurs choses. »

SPINOZA.


Mardi 29 mai. Interrogation écrite : révision générale du cours.