PLOTIN
Structure des Traités 30, 31, 32, 49



Traité 30
Sur la contemplation
(Sur la nature, la contemplation et l’Un)

Thèse : toutes choses aspirent à la contemplation (I, 1-18)

a. contemplation = fin vers laquelle toutes tournent le regard

b. toutes y parviennent, mais pas toutes de la même manière

c. qu’on s’amuse ou qu’on soit sérieux, c’est en vue de la contemplation 

d. toute action comporte un effort vers la contemplation

 

Pb du texte : en quoi consiste la contemplation de chaque chose ?

 

A. La nature contemple (I, 18 - IV)

Pb : Comment la nature peut-elle posséder en elle la contemplation ? et produire ce qu’elle produit par la contemplation ?

a. la nature peut produire, i.e. donner une forme à partir de la matière

b. nature = puissance qui produit sans se servir de mains ou de leviers : elle reste immuable 

c. Définition de la nature : une forme et une raison

d. Pb : comment la nature peut-elle en produisant atteindre une quelconque sorte de contemplation ?

            la nature produit en demeurant immuable : elle est elle-même une contemplation

            pour la nature produire consiste à être ce qu’elle est

            production = contemplation = résultat d’une contemplation

            comprendre que ce qui nait = résultat de contemplation

            La nature se tient en repos dans la perception d’elle-même

e. Caractéristiques de la contemplation de la nature :

            c’est en contemplant son objet de contemplation que la nature se repose

            sa contemplation est silencieuse et assez obscure

            ≠ autre contemplation qui permet une vision plus claire / image de cette contemplation

            Conséquence :  ce qu’engendre la nature est faible

            Hommes aussi peuvent avoir aptitude à contempler affaiblie

            Production et action sont soit un affaiblissement, soit un accompagnement de la contemplation

            Supériorité du vrai sur l’image du vrai

 

B. L’âme contemple (V et VI)

a. lorsque l’âme est devenue tout entière objet de contemplation, elle produit un autre objet de contemplation

            comparaison avec la technique : technique accomplie produit une autre technique en miniature

            différence image obscure / ce qui est capable de se secourir soi-même

b. les différentes parties de l’âme

1ère partie demeure en haut, illuminée par ce qui est en haut

Autre partie qui participe au participant : contemple également

            Toute activité de l’âme est contemplation, même si l’une est plus faible que l’autre

            Ce qui semble être l’action qui résulte de la contemplation est la contemplation la plus faible

            Ni la contemplation, ni ce qui est contemplé n’ont de limites

c. l’action est en vue de la contemplation

            contemplation est la fin que poursuivent ceux qui agissent

            action remonte vers la contemplation

            dans la contemplation comblement et silence

            dans l’action l’âme ajuste ce qu’elle possède aux choses extérieures

d. supériorité de l’âme sur la nature

            plus tranquille

            plus susceptible de contempler

            plus l’âme se tourne vers ce qui est un, plus est tranquille

 

C. Toutes les réalités véritables proviennent de la contemplation et sont une contemplation (VII)

a. Chacune des réalités qui produisent, produit des objets de contemplation et des formes

seul but = le résultat, destiné à être contemplé

b. nécessaire que toutes les réalités premières aspirent à la contemplation

            engendrement = activité de contemplation

            défauts = s’écarter de l’objet de la contemplation : ex. du mauvais technicien

 

D. L’Intellect contemple l’Un (VIII-XI)

a. (VIII) L’Intellect est la 1ère contemplation vivante, déployée depuis l’Un

dans l’Intellect, sujet et objet forment d’emblée une unité :

être = penser

= contemplation vivante et non un objet de contemplation

= vie en soi et non vie végétative ou sensitive = première vie

Toutes choses sont des produits accessoires de la contemplation

Ce que l’Intellect contemple n’est pas un :

Il ne contemple pas l’Un en tant qu’Un sinon ne devient pas Intellect

L’Intellect n’est pas intellect d’un seul individu mais de tous qui comprend toutes choses

b.(IX, 1-30) l’Intellect ne peut être premier : ce qui vient avant la dualité intellect/intelligible doit être au-delà de l’Intellect

            intelligible conjoint à l’Intellect : ne peut aussi être premier

ce qui est premier : ni une chose qui intellige, ni une chose qui n’intellige pas

comment saisir ce qui surpasse l’Intellect ? par ce qui en nous lui est semblable

c. (IX, 30-39) Comment l’Intellect contemple

            s’il veut voir le Premier, il faut qu’il ne soit pas tout entier intellect

            ce qui a engendré l’Intellect doit être plus simple que l’Intellect : l’Un

            doit être un principe qui vienne avant toutes choses

d. (fin IX et X) L’Un est principe et puissance de toutes choses

            est la puissance de toutes choses : la vie première et totale : ce qui est au-dessus de la vie est cause de la vie

            multiplicité de la vie provenue de ce qui n’était pas multiple

            remontée se fait vers l’Un

            tu trouveras le repos en l’UN

e. (XI) L’Intellect désire et atteint le Bien

            Intellect : puissance passée à l’acte

            Vision de l’Intellect = le Bien qui lui donne sa plénitude

            Intellect a besoin du Bien / le Bien n’a besoin de rien, il ne désire rien

            Le Bien a donné à l’Intellect qui s’efforçait de le voir cette trace de lui-même qui est sur l’Intellect

            Intellect lui désire le Bien



Traité 31
Sur la beauté intelligible

 

1. La beauté des arts ; exemple du Zeus de Phidias

a. Introduction : qui a compris la beauté de l’intellect véritable peut former notion du père de l’intellect (l’Un)

b. Exemple d’une statue :           beauté vient de l’art (la forme) et non de la matière (la pierre)

                                                                                               Beauté vient de l’artiste parce qu’il participe à l’art

                                                                                               Art d’une beauté supérieure parce qu’il possède la beauté de l’art

c. Ne pas mépriser les arts sous prétexte qu’ils sont des imitations.

Réalités naturelles sont aussi des imitations

Arts produisent bcp de choses par eux-mêmes. Exemple de la statue de Zeus par Phidias

 

2. La beauté des réalités naturelles

a. Cette beauté vient de l’action d’un démiurge producteur qui a dominé la nature

b. Ce n’est ni la matière, ni la couleur qui explique la beauté mais la Forme venue du producteur

c. Ce n’est pas la masse qui est belle, mais la raison qui porte la Forme

d. La beauté naturelle vient d’une beauté plus grande qui est immatérielle

e. Exhortation au lecteur : vois ta propre beauté et souviens t’en !

 

3. Remontée des raisons formatrices jusqu’au ciel intelligible

a. Raison qui est le modèle de la beauté

b. Cette raison apparaît avec évidence dans l’âme sage

            amène l’âme à comprendre ce qu’est la raison qui est avant elle et qui n’est plus en autre chose

            = ce qui produit la première raison

c. Comment se faire une idée de l’Intellect ?

            pas par une image

            à partir de l’intellect en nous qui a été purifié ou de celui des dieux

                        c’est leur intellect qui fait que les dieux sont des dieux

                        c’est parce qu’ils sont des dieux qu’ils sont beaux

                        dieux qui sont dans le ciel / qui sont dans le ciel intelligible

                                   dieux qui sont dans le ciel intelligible restent toujours en repos

 

4. Description lyrique de la vie bienheureuse de l’Intellect

a. « Là-bas » = un monde de pure lumière.

b. Chaque dieu a tout en lui et voit tout en chaque autre : chaque intelligible est aussi tous les autres

c. chacun est le lieu qu’il occupe ; chaque partie est à la fois partie et ensemble.  

mythe de Lyncée qui décrit en langage voilé les yeux de là-bas

d. « Là-bas » : ni fatigue, ni satiété. Aucun vide à combler.

e. « Là-bas » : vie = savoir, savoir qui ne s’acquiert pas par les raisonnements : est tout entier, rien à chercher.

 

5. Le savoir véritable

a. Il y a un savoir ou une sagesse qui préside à toute génération et à toute production

b. Critique des Stoïciens pour qui la raison est immanente à la nature

c. Si la réalité a de la valeur, cela lui vient du savoir

d. Le savoir véritable ce sont les Formes intelligibles, qui ne sont pas des images

 

6. La vérité est connue intuitivement : exemple des sages d’Égypte

a. Ils dessinent des images sur les temples

Chaque image est une science, un savoir

Ne relève ni du raisonnement ni de la délibération

b. Ce qui est beau est beau avant toute recherche, avant tout raisonnement

 

7. Production et totalité

a. Critique du démiurge platonicien 

le producteur du monde ne délibère pas comme le font les artisans

d’où lui viendrait l’idée de choses qu’il n’a pas encore vues ?

b. « Tout ce qui se trouve ici vient de là-bas » : là-bas tout est plus beau, ici tout est mélangé

c. toutes choses sont investies par des formes : la production se fait sans fatigue

d. Application au cas de l’homme : homme intelligible et homme sensible

e. beauté de l’univers précède toute conséquence logique

f. Une production globale du tout ne distingue pas les différentes causes : ce qui est principe et fin est tout à la fois

 

8. L’intelligible est la beauté parfaite : référence au Timée (37c-d)

a. Ce qui est beau est beau dans son ensemble

            intelligible est beau

b. Démiurge platonicien se réjouit de l’ouvrage qu’il vient d’achever

 

9. Tentative d’une représentation imagée de la puissance intelligible

a. Se représenter le sensible comme tout parfaitement unifié : représentation lumineuse d’une sphère

b. Former une autre représentation dont on retranche la masse : prier le dieu pour nous élever à l’intelligible

c. La puissance sensible n’est que relative

d. Puissance de là-bas possède seulement l’être et la beauté : beauté parfaite / réalité d’ici-bas mensongère

 

10. La contemplation du beau dans l’intelligible

a. Procession de Zeus, des dieux, des démons et des âmes vers la contemplation du beau

b. Différents degrés de contemplation de la beauté, de la justice et de la tempérance

            on supporte plus ou moins l’éclat du soleil

            tous n’ont pas la même vision

c. Vision de la beauté totale ; comparaison avec des hommes dans une lumière dorée

d. Identité du voyant et du vu dans l’Intellect ; voir la beauté en soi

            être comme possédé par un dieu et avoir la vision de sa divinité en soi

 

11. L’extase de l’âme dans l’intelligible

a. qui réussit à porter sa contemplation à cette vision = voir une image de soi magnifiée par la beauté

b. Connaissance de l’intellect : dépassement de la conscience réflexive et béatitude

c. Voir le beau comme qq chose de différent de soi-même = ne plus être dans le beau

d. Compréhension = conscience de soi

exemple de la santé ≠ maladie : santé est nous et nous donne compréhension / maladie et terreur

 

12-13.Se voir soi-même : interprétation du mythe de Cronos dévorant ses enfants

a. Pourquoi Zeus n’est pas dévoré par son père

Celui qui a connu l’union au beau annonce ce qui suit

Kronos représente l’Intellect, ses enfants les intelligibles

Le salut de Zeus est nécessaire, il représente la sortie de l’âme hors de l’Intellect

b. Rapports entre Ouranos, Kronos, Zeus et Aphrodite

Kronos entre Ouranos et Zeus, i.e. l’Intellect entre l’Un et l’Âme

Beauté de l’âme du monde, figurée par Aphrodite ; beauté de notre âme

 




 


Sur l’Intellect

1. Pourquoi les intelligibles ne peuvent se trouver hors de l’Intellect

a. Intellect connaît toujours et rien ne lui échappe

            connaissance qui ne relève pas d’une conjecture, qui ne dépend pas d’une démonstration

            Comment l’Intellect rencontrerait les intelligibles s’il les connaît comme différents de lui ?

            Principes sur lesquels Intellect fonde son jgt ne sont pas dans l’objet

b. Les intelligibles ont la vie et l’intellect, et ils ne sont pas séparés les uns des autres

c. Mettre les intelligibles à l’extérieur de l’Intellect, c’est priver l’Intellect de la vérité et de sa nature d’Intellect

 

2. L’Intellect contient en lui tous les intelligibles et il possède la vérité

a. C’est comme cela qu’il connaît véritablement

b. L’Intellect n’a besoin ni de démonstration ni de preuve car c’est évident à lui-même

c. la Vérité qui existe réellement ne parle de rien d’autre que d’elle-même

            On ne peut la réfuter :tu ne saurais découvrir quelque chose qui soit plus vrai que la vérité

 

3. L’Intellect est un second dieu et vient du premier dieu

a. L’Intellect est de toutes les réalités, et la vérité ; il représente le second dieu

b. Celui qui se trouve au-dessus siège au-delà de l’Intellect : c’est le premier dieu, le vrai roi.

Comparaison avec les processions avec le Grand Roi

       Point commun : hiérarchie

       Différence : là-bas, le roi ne gouverne pas des choses qui lui sont étrangères

 

 

Sur l’Un

4. Sur le rapport entre l’Un et les nombres

a. Comprendre ce qu’est l’unité véritable :  

ce qui n’est pas un par participation et qui n’est pas davantage un que multiple

b. il faut s’élancer vers l’Un et ne plus rien lui ajouter

c. Un ne veut pas être nombré avec autre chose, rien ne doit être antérieur à lui

Unité antérieure à la dualité

 

5. L’Un engendre le reste des choses, produisant l’être en premier

a. Premier demeure identique même si d’autres choses naissent de lui

b. Ce qu’on appelle l’être, c’est la 1ère chose qui s’est un peu éloignée de l’Un

L’étymologie et la prononciation du mot « être » prouvent que l’être dérive de l’Un

 

6. Sur la nature de l’Un

a. Ce que l’Un engendre = formes  

conséquence : l’Un est au-delà de la forme, des particuliers, de l’être

b. Ridicule de chercher à circonscrire nature sans bornes de l’Un

c. On ne peut atteindre l’Un que par la théologie négative

            ne pas prononcer son nom

            en le regardant, on ne voit pas de forme

 

7. Analogie entre l’Intellect et l’œil

a. Comparaison de la manière dont l’Intellect et l’œil font acte de vision

Voir des objets illuminés / voir la lumière

Intellect peut voir une lumière par soi qui est une lumière intérieure

 

8-9. Sur l’omniprésence de l’Un

a. La lumière de l’Un est partout, depuis toujours.

Ne pas chercher d’où elle vient

Rester immobile jusqu’à ce qu’elle apparaisse après s’être préparé à en être le spectateur

b. Intellect reste immobile dans sa contemplation : ne regarde vers rien d’autre que le Beau

            si l’Intellect pouvait être nulle part, formerait avec le Beau une seule chose

c. Le principe, puisqu’il n’a rien avant lui, n’a rien d’autre en quoi il pourrait se trouver

Il est partout tout entier puisque rien ne le possède

L’Un est tout entier partout

d. Les choses sont dans le monde, qui est dans l’Âme, qui est dans l’Intellect, qui dans l’Un, qui lui n’est en rien

 

10. Comment on perçoit l’Un

a. Il faut chercher à saisir l’Un directement et sans intermédiaires

            sinon on voit traces de l’Un et non l’Un

b. On perçoit l’Un comme une totalité, un principe, une unité, une puissance illimitée et comme le Bien

            on voit l’Un entier, mais on ne peut le décrire : expérience ineffable

 

11. Les matérialistes se privent des divinités, car elles sont immatérielles

a. Ne pas chercher cette réalité avec des yeux de mortel

b. Le Premier est le principe de l’être et il est supérieur à la réalité

c. La plupart des gens se privent alors du dieu suprême, car ils pensent que les corps sont plus réels

            ne croient qu’existe que ce qui se perçoit avec la chair

            Comparaison avec des gens qui ont dormi toute leur vie et pensent que les rêves = le + réel

 

12. La primauté du Bien, qui vient même avant le Beau

a. L’intellection révèle des choses différentes de celles que procure la sensation

b. Le désir du Bien est connaturel et premier, celui du Beau est acquis et second

c. Tout le monde estime qu’il suffit d’atteindre le Bien car alors on a atteint son but

Le Bien n’a pas besoin du Beau alors que le Beau a besoin du Bien

 

13. La transcendance absolue du Bien

a. Le Bien ne possède rien, pas même le fait d’être bon,  il est « seul et isolé »

b. Il ne faut rien ajouter ou prédiquer du Bien

c. Dans la nature du Bien de n’être ni toutes choses, ni une seule d’entre elles

           

Le Bien au-dessus de toutes choses, n’est mélangé à rien : le producteur est meilleur que le produit

 

 


Traité 49
Sur les hypostases qui connaissent et sur ce qui est au-delà

 

1. Faut-il que ce qui se pense soi-même soit varié ou peut-il s’agir d’une réalité non composée ?

a. La connaissance de soi implique-t-elle que celui qui se connaît lui-même soit multiple ?

b. La connaissance de soi, pour l’Intellect, coïncide avec la connaissance des intelligibles qui sont en lui

c. L’Intellect connaît-il et ce qu’il possède et lui-même ?

 

2-4. L’âme se connaît-elle elle-même ?

a. Les facultés de l’âme

                        Faculté sensitive : objets extérieurs

                        Faculté rationnelle : images et réminiscences

                                   L’Intellect de l’âme et l’Intellect pur

                        Faculté discursive de l’âme ne se tourne pas vers elle-même

b. La partie pure de l’âme est illuminée par l’Intellect

La pensée discursive de l’âme est ce que nous sommes véritablement : partie dominante de l’âme

Partie inférieure = la sensation

c. L’âme peut se connaître elle-même dans la mesure où elle se connaît comme un produit de l’Intellect

Se penser soi-même = avoir hissé la partie supérieure de son âme vers l’intellection

On est devenu soi-même Intellect lorsqu’on regarde l’Intellect au moyen de l’Intellect

 

5-10. Comment l’Intellect se connaît lui-même ?

a. Pas au moyen de ses parties :

l’une serait ce qui voit, l’autre ce qui est vu

            + absurde de se diviser soi-même

            + comment celui qui contemple se connaitrait dans ce qui est contemplé ?

b. Mais en raison de l’identité en lui, de ce qui pense, de ce qui est pensé et de la pensée

Intellect = intellection = intelligible

c. Pensée de soi appartient à l’Intellect au sens propre : se pense alors tout entier totalement

            Pour l’Intellect pur, connaissance de soi est nécessaire

d. Intellect connaît la divinité et se connaît lui-même

e. Intellect a la tranquillité : activité libérée des autres choses

Intellect est en lui-même activité

            Âme : partie tournée vers l’Intellect, à l’intérieur de lui/ partie tournée vers l’extérieur

f. comment l’Intellect voit l’intelligible et se voit lui-même

            ne chercher ni couleur ni figure

            âme ne se voit pas elle-même

            seul l’Intellect qui voit peut dire ce qu’est l’Intellect

            possible de voir l’Intellect d’une certaine manière grâce à l’âme qui s’est rendue semblable à lui

g. Observer ce qu’il y a de plus divin en l’âme pour connaître ce qu’est l’Intellect :

            Retrancher de l’homme le corps, l’âme qui lui donne sa figure, désirs… =inepties

            Ce qui reste de l’âme = image de l’Intellect

            Âme doit raisonner sur nature de l’Intellect en se prenant elle-même comme objet d’examen

            Penser une âme qui pense d’une manière pure

h. Intellect a la vision de lui-même parce qu’il est multiple

Il faut que ce qui pense tant qu’il pense soit dans la dualité 

Penser suppose des choses différentes, sinon pas d’intellection de l’objet mais seulement toucher

 

11-15. L’Intellect connaissant et pensant et l’Un au-delà de la connaissance et de la pensée

            a. L’Intellect pensant l’Un

                        pour le saisir dans sa simplicité, appréhende autre chose qui devient multiple en lui       

b. il faut que ce qui est absolument simple soit au-delà de l’Intellect

c. Activités de l’Intellect produisent multiplicité

d. Avant la multiplicité il doit y avoir l’Un

Un absolument complet : pas de désir

Un au-delà de l’Intellect, au-delà de la connaissance, n’a besoin de rien

e. Un est réellement ineffable

Au-delà de la connaissance, de la pensée et du discours

f. comment parler de l’Un ?

            on peut dire ce qu’il n’est pas

            on peut le posséder sans en parler

g. Dans ces conditions comment l’Un peut-il produire ce qui vient de lui ?

l’Un « donne » ce qu’il n’a pas, parce qu’il est « puissance de toutes choses »

 

16-17. La condition de l’Un est l’accès au premier principe

a. Principe de chaque chose plus simple que les choses engendrées

Vie de l’Un est vie totale : il ne lui manque rien ; possède en lui-même le Bien

Un absolument suffisant à lui-même / toutes les réalités qui viennent de lui ont besoin de lui

b. Âme engendre dès qu’elle s’est élevée jusqu’à l’Intellect

Âme manque les vérités lorsqu’elle veut les énoncer par pensée discursive

La persuader comme par une incantation à se libérer de tout ce qui lui fait obstacle