2011-2012.  LS 2

Cours





Bibliographie de l'année :

Rousseau, Émile, GF, Flammarion (n° 1428), éd. A. Charrak, 2009.

Marc-Aurèle, Pensées, 2 volumes, Folio à 2 €.

Montaigne, Essais, livre III, livre de poche classique.

Pascal, Pensées, texte établi par P. Sellier, livre de poche classique.

Machiavel, Le Prince, trad. Y. Lévi, GF n° 317.




I. Cours d'introduction à l'Émile de Rousseau (oeuvre à lire pour les premières colles).


A. Difficultés spécifiques à la lecture de l’Émile
1. Les préjugés que l’on peut avoir sur Rousseau
2. Un «  J’élève mon enfant » du XVIIIème siècle ?
       • Saint Augustin, les péchés de la petite enfance ; le désir du lait ; le vol des poires
       • Descartes, Discours de la méthode, seconde partie

B. Une œuvre qui s’inscrit dans un système
1. Chronologie
2. La question des passions naturelles de l’homme
3. Politique et pédagogie

C. "On ne connaît point l’enfance"
1. Un homme en miniature
2. Une nouvelle conception de l’enfant : des âges différents
3. La question de l’obligation
4. La méthode d’écriture du livre

D. Exemple d’explication
1. les exigences d’une interrogation orale
2. La méthode d’explication d’un texte
3. Application à un passage précis p. 115-116
       • Du Contrat social, I, 8

II. Thème général de l'année : philosophie et recherche de la sagesse.



Introduction


1. Trois modèles de sagesse

2. Sagesse et manière de vivre

3. Une histoire de la sagesse


I. S'exercer


I. Introduction

A. Qu’est-ce que s’exercer ?

1. Définitions

2. Exercices intellectuels et exercices spirituels

B.  Titre du livre de Marc-Aurèle

1. Les traductions

2. Texte qui relève de l’expérience individuelle ?

3. Texte qui relève de l’autobiographie ou de la confession ? de la lettre ouverte ?

4. La citadelle intérieure

C.  Ordre du livre

1.  l’histoire et la transmission du texte

2. le style ϕ de MA

3. Ordre et exercice
       Descartes, Première méditation
4. Les répétitions

    a. répétition d’une thèse /variation de modalités, de tons
    b. répétition liée au travail de l’exercice
    c. répétitions liées au caractère organique de la ϕ

5. le modèle de la brièveté

II. Thèmes à travailler dans les Pensées

A. Les trois relations.

1.  les événements extérieurs

2.  le rapport à la nature, au monde

    a. l’ordre du monde
    b. ou la providence, ou les atomes  
    c. de toute façon, rechercher un certain comportement éthique

3. le rapport aux autres

    a. les noms et les fonctions  
    b. la grande cité du monde  
    c. instruire ou supporter
    d. vie ϕ et vie sociale

B. Les trois disciplines

1. la théorie de la représentation : discipline de l’assentiment et du jugement

    a. rapport réalité /représentation
    b. la citadelle intérieure

2. discipline du désir et discipline de l’impulsion

3. discipline de l’action

    a. Détermination et clause de réserve
    b. objection : le pb des obstacles
    c. pouvoir alors se préparer à n’importe quel obstacle, et ne plus y voir un obstacle

C.  Le rapport au temps

1. Le changement, l’altération, la transformation

2. La longueur de la vie humaine et la pensée de la mort

3. Vivre le présent

4. Faire de chaque instant une occasion

D. Le travail ϕ

1. l’analyse de soi-même

2. les valeurs

3. les différentes défaillances

4. s’exercer

5. récapituler, réenchaîner

6. faire œuvre d’homme





II. Essayer

I. Introduction

1. Un modèle de la retraite et de l'oisiveté ?
2. Qu'est-ce qu'un essai ?
    a. définition
    b. extension
3. Essais et exercices
4. Fricassée, barbouillage, marqueterie mal jointe


II. Lecture du livre III.

1. De l'utile et de l'honnête
a. une question classique ?
b. Des convictions sans autorité

c. Tibère et la trahison : de quoi est-ce l'exemple ?
d. Rien d'inutile en nature
e. Sacrifier son honneur et sa conscience ?
f. Ni beau ni honnête de se tenir chancelant aux troubles de son pays
g. Il y a des vices légitimes
h. Remettre notre vaisseau à la pure conduite du ciel
i. Cas extrêmes
j. Ne pas tremper nos plumes en sang
k. Beauté d'une action et son utilité


2. Du repentir


Une valeur morale ?


I. Réciter et non former

a.  Un particulier bien mal formé

b.  L’humaine condition

c. Si le monde se plaint que je parle trop de moi, je me plains de quoi il ne pense pas seulement à soi


II. Je me repens rarement


    a.  Ma conscience se contente de soi
    b. la repentance suit de près le péché ?

c.  Vie exquise celle qui se maintient en ordre jusques en son privé.

d. On n’extirpe pas ses qualités originelles ; on les couvre, on les cache :

 

III. Je soutiens tant que je puis

 


3. De trois commerces

 

a. la notion de commerce

 

b. les plus belles âmes sont celles qui ont le plus de variété et de souplesse

• la vie est un mouvement inégal, irrégulier et multiforme

• importunité de mon âme :  ne sait s’employer que bandée et entière

• j’aime mieux forger mon âme que la meubler

• J’ai une façon rêveuse qui me retire à moi

 

c. le 1er commerce : la pratique des hommes

• Complexion difficile qui me rend délicat à la pratique des hommes 

• Je louerais une âme à divers étages qui sache se tendre et se démonter

• C’est faire le sot que de faire l’entendu 

• Ma forme essentielle est propre à la communication et à la production 

 

d.  2ème commerce : les femmes 

 

e.  3ème commerce : les livres

• me reçoivent toujours de même visage

• livres en voyage

• livres à la maison : la librairie


4. De la diversion

a. diversion et divertissement

 

b. une diversion privée : l’exemple d’une dame vraiment affligée

Les consolations philosophiques inefficaces

Le rôle de la diversion

 

c. Les diversions publiques

Le siège de la ville de Liège

Atalante et Hippomène

 

d. La diversion des maladies

Maladies du corps : le catarrhe

 

Maladies de l’âme : la peur de la mort

                                          le désir de vengeance

                                          le chagrin

 

e. Nature procède ainsi par le bénéfice de l’inconstance

       le rôle du temps

Alcibiade et son chien

Peu de choses nous divertit et nous détourne car peu de choses nous tient

Sujets en gros /circonstances

Souffrance de l’âme

Le chagrin de la mort des autres

Le chagrin de sa propre mort

 

f. Les arts mêmes se servent et font leur profit de notre imbécillité et bêtise naturelle

Forme empruntée de la tristesse qui cause de la tristesse : rôle de l’imaginaire

Notre âme est agitée par des châteaux en Espagne


5. Sur des vers de Virgile

a. Les excès de la sagesse

 

risque d’un excès de sévérité

je me défends de la tempérance comme j’ai fait autrefois de la volupté

• privilège de l’esprit de se ravoir sur la vieillesse : qu’il se verdisse, qu’il fleurisse s’il peut comme le gui sur un arbre mort

• je me suis ordonné d’oser dire tout ce que j’ose faire et me déplais des pensées même impubliables : pb d’un décalage de l’action sur la pensée

 

 

b. Mais venons en à mon thème : Qu’a fait l’action génitale pour être exclue des propos sérieux et réglés ?

 

• le mariage et l’amour

• contradictions sur l’amour

• Plus aisé de porter une cuirasse toute sa vie qu’un pucelage

 

c. Écrire sur l’amour

 


6. Des coches.

I. Les grands auteurs qui écrivent des causes
    Se servent de celles qu’ils estiment être vraies
    Et de celles qu’ils ne croient pas pourvu qu’elles aient invention et beauté
    → disent assez véritablement et utilement s’ils disent ingénieusement

1. 1er exemple : coutume de bénir ceux qui éternuent
    les 3 vents produits par l’homme, éternuement vient de la tête = le seul qui est sans blâme

2. 2nd exemple : la cause du soulèvement d’estomac qui advient à ceux qui voyagent en mer
    a. 1ère explication : la crainte
    Cause critiquée par Montaigne au nom de l’expérience
        Exemple des bêtes
        Exemple d’un de ses amis qui n’a plus eu envie de vomir en raison d’une grande frayeur
        Exemple de Montaigne : n’a jamais eu peur de l’eau
            La peur ne m’a jamais troublé ou ébloui
            Tous les dangers que j’ai vus, ça a été les yeux ouverts, la vue libre, saine et entière
                Il faut du courage à craindre
                Ce qu’Alcibiade raconte de Socrate
                Rien qui jette tant aux dangers qu’une faim inconsidérée de nous mettre hors
            Erreur du peuple disant que penser à la mort = craindre la mort
            Importance de la prévoyance
            Qui aurait fait perdre pied à mon âme ne la remettrait jamais droite en place
    b. Ce que Montaigne ne peut supporter longtemps : coche, litière, bateau
        Je ne puis souffrir sous moi un siège tremblant
        C’est un remuement interrompu qui m’offense
            Proposition des médecins pas essayée par Montaigne
    c. infinie variété que les histoires nous présentent de l’usage des coches
        Coches guerriers : les Hongres contre les Turcs
        Variété des coches utilisés par les rois (bœufs, tigres, autruches)

d. Les dépenses excessives des rois
        N’ont pas à les faire dans leur propre pays
            De même gentilhomme ne doit pas se vêtir avec recherche chez lui
            Montaigne aimait à se parer quand il était cadet
            Contes merveilleux de la frugalité des grands rois
        Mauvaises dépenses des rois : les fêtes /bonnes dépenses : hôpitaux, chemins etc.
            Grandes fêtes : on festoie aux dépens du peuple
            Un roi n’a rien qui soit proprement sien ; il se doit soi-même à autrui
            Critique des gouverneurs qui apprennent aux jeunes princes les largesses
            Sujets d’un prince excessif en dons se rendent excessifs en demandes
        Les fêtes des empereurs romains
            Flatter le peuple ; peuple habitué aux spectacles ; donnés par particuliers /par maitres
            La beauté des spectacles à Rome
                La scène : arbres, animaux, gladiateurs
                Les grands amphithéâtres couverts de marbre
                Les changements de décor : crevasses, mer, sable, montagnes…
                Protection des spectateurs de la pluie, de la violence des bêtes
            En ces vanités même nous découvrons combien ces siècles étaient fertiles
                Notre faiblesse par rapport aux anciens


II. Quand tout ce qui est venu par récit du passé serait vrai et su, ce serait moins que rien au prix de ce qui est ignoré
    1. Exemples d’ignorance
        les événements
        les grandes polices et nations
            miracle de notre artillerie, de notre impression /connues depuis mille ans en Chine
    2. ==> nous concluons vainement de la décrépitude du monde par les arguments tirés de notre faiblesse

III. Notre monde vient d’en trouver un autre
1. Un monde enfant dont nous avons hâté la déclinaison et la ruine
        a. comparaison de leurs qualités /des nôtres
ne nous devaient rien en clarté d’esprit et pertinence
            ne nous cédaient non plus en l’industrie
            avaient plus que nous dévotion, observance des lois, bonté libéralité
                se sont perdus par cet avantage et trahis eux-mêmes
        b. comparaison de leur hardiesse et de leur courage à ceux des Anciens
            défaite due à la disparité : surprise, nouveauté, inégalité des armes
            généreuse obstination
        c. comparaison de nos modes de conquête /ceux des Anciens
            Alexandre, Grecs, Romains auraient défriché et conforté
            Nous nous sommes servis de leur ignorance à les plier plus facilement à la trahison et avarice
                Peuples passés au fil de l’épée pour la négociation des perles et du poivre
2. Descriptions de la conquête
        a. l’arrivée des Espagnols
            Leurs prétentions
            Réponse
            Pas les marchandises qu’ils cherchent ne s’y arrêtent pas
        b. Le supplice du roi du Pérou
        c. le supplice du roi de Mexico
        d. les cruautés
            pas guerre, mais destruction
    3. les conséquences de la conquête
        chefs qui ont été condamnés
        Dieu a méritoirement permis que les pillages soient absorbés par mer ou par guerres intestines
    4. Ils jugeaient ainsi que nous que l’univers est proche de la fin
        Prirent pour un signe la désolation que nous y apportâmes
        Croyaient que l’état du monde se départ en 5 âges
    5. Pompe et magnificence du chemin qui va de Quito à Cusco
       

IV. Retournons à nos coches
Se font porter sur les épaules des hommes
Le roi du Pérou sur des brancards d’or
On tue les porteurs, mais d’autres les remplacent
Sa mort quand un homme de cheval va le saisir au corps
       



7. De l’incommodité de la grandeur.


Puisque nous ne la pouvons atteindre vengeons-nous à en médire
    Trouver des défauts n’est pas médire

• Avantage de la grandeur
    Se ravale quand il lui plait : choix des conditions : on peut descendre sans tomber

• Nous faisons trop valoir cet avantage, et trop valoir courage de ceux qui le méprisent
    Essence pas si commode qu’on ne la puisse refuser dans miracle
    Difficile de souffrir les maux /pas difficile  de se contenter d’une médiocre mesure de fortune
    Moi qui ne suis qu’un oison arriverait à cette vertu sans bcp de contention
        Que dire alors de ceux qui y arrivent par ambition ?

• Je n’ai jamais souhaité ni  empire ni royauté : je m’aime trop
    Je souhaite croître en résolution, prudence, santé, beauté, richesse
    Je ne souhaite pas croître en crédit et autorité
    Je suis duit à un étage moyen comme par mon sort, aussi par mon goût
    Je ne mesure pas la bonne fortune selon sa hauteur mais selon sa facilité
        Vies de Thomasius Balbus /de Régulus : la 1ère est selon ma portée et mon désir

• La grandeur temporelle : le plus âpre et difficile métier du monde  = faire dignement le Roi
    Difficile de garder mesure à une puissance si démesurée
    Vraie incommodité de la grandeur : ne jamais pouvoir faire d’essai contre les autres
        À force de respect on traite les princes injurieusement : mêlées où chacun est pour eux
        Les princes n’apprennent qu’à manier des chevaux : eux ne sont ni flatteurs ni courtisans
        Fortune les plante trop à l’écart
            Homme omnipotent est abimé
            Son être et son bien est en indigence
        Bonnes qualités des rois mortes et perdues
        On leur cède les avantages d’honneur/on autorise leurs défauts et vices par approbation et imitation
    Absurde d’écrire contre celui qui peut proscrire

 

8. De l'art de conférer : construction


    9. De la vanité : construction

   

10. De ménager sa volonté : construction


11. Des boiteux

• Le nouveau calendrier

Deux ou trois ans qu’on accourcit l’an de dix jours : ni l’erreur ne se sentait, ni l’amendement ne se sent

Tant notre apercevance est grossière

Nous voilà bien accommodés pour tenir registre des choses passées

 

• La recherche des causes

Combien l’humaine raison est un instrument libre et vague

Hoes laissent les choses et s’occupent des causes : plaisants causeurs !

Comment cela se fait-il ?/ se fait-il ?

Vérité et mensonge ont leurs visages conformes : nous aimons nous embrouiller en la vanité

 

• Les miracles

J’ai vu la naissance de plusieurs miracles de mon temps

Comment peuvent se former : le plus éloigné témoin en est mieux instruit que le plus voisin

Moi-même qui déteste mentir : chaleur de la narration grossis mon sujet, parole vive s’emporte à l’hyperbole

 

• Le rôle des témoignages

De ce que je n’en croirais pas un, je n’en croirais pas cent uns

Prince qui se laisse persuader des merveilleuses opérations d’un prêtre

Plus je me hante et me connais, plus ma difformité m’étonne

Village visité où un miracle venait de faillir

Abus du monde qui viennent de ce que nous ne voulons pas faire profession de notre ignorance

On me fait haïr les choses vraisemblables quand on me les plante pour infaiilibles

 

• Les sorcières

courent hasard de leur vie sur l’avis de chaque nouvel auteur qui vient donner corps à leurs songes

À tuer les gens il faut une clarté lumineuse et nette

Critique des témoignages de sorcellerie : illusions du dehors /illusions domestiques et nôtres

La sorcière observée par Montaigne : lui prescrire de l’ellébore et non de la ciguë

Mettre ses conjectures à bien haut prix que d’en faire cuire un homme tout vif

C’est par manière de devis que je parle de tout, et de rien par manière d’avis

 

• Les boiteuses

À propos ou hors de propos, il n’importe

On dit en Italie que le plaisir de Vénus se connaît en parfaite douceur avec une boiteuse

Explications qu’on en donne

Je me suis fait autrefois fait accroire avoir reçu plus de plaisir d’une femme de ce qu’elle n’était pas droite

Scepticisme s’explique par l’impudence de ceux qui prétendent tout savoir


12. De la physionomie, construction


13. De l'expérience, construction




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