Kant, Critique de la raison pure
Tableaux




Jugement analytique

Jugement synthétique

Prédicat n’ajoute rien au concept du sujet

Ne fait que décomposer par l’analyse éléments déjà conçus en lui

Jugement ajoute au concept du sujet un prédicat qui n’y était pas pensé et qu’aucune analyse n’aurait pu en faire sortir

Tous les corps sont étendus

Décomposer le concept de corps pour trouver étendue

Tous les corps sont pesants

Prédicat est différent de ce que je pense dans le simple concept d’un corps en général

Ne sont jamais fondés sur l’expérience

Jugements d’expérience sont tous synthétiques

Je ne sors pas du concept pour établir qq chose à son sujet

je dois sortir du concept pour considérer dans son rapport avec lui autre chose que ce qui y était pensé




Jugement synthétique a posteriori

Jugement synthétique a priori

Je m’appuie sur l’expérience

Quelle est ici cette inconnue X où s’appuie l’entendement, lorsqu’il croit trouver en dehors du concept un prédicat B qui est étranger à ce concept, mais qu’il estime cependant lui être lié ?

Thèse de Hume : croit pouvoir conclure qu’il n’y a pas d’autre jugement synthétique possible

Expérience et habitude

Apparence de la nécessité

N’a pas vu le pb dans sa généralité




Table des jugements

 

Quantité

Universels

Particuliers

Singuliers

 

Qualité

Affirmatifs

Négatifs

Infinis

 

Relation

Catégoriques

Hypothétiques

Disjonctifs

 

Modalité

Problématiques

Assertoriques

Apodictiques

 




Table des catégories

 

De la quantité

Unité

Pluralité

Totalité

 

De la qualité

Réalité

Négation

Limitation

 

De la relation

Inhérence et subsistance

(substantia et accidens)

Causalité et dépendance

(cause et effet)

Communauté

(action réciproque entre

l’agent et le patient)

 

De la modalité

Possibilité – Impossibilité

Existence – Non existence

Nécessité – Contingence

 





Les trois espèces de raisonnements dialectiques

Psychologie

 

Âme

Je conclus du concept transcendantal de sujet qui ne contient rien de divers à l’absolue unité de ce sujet

Paralogisme transcendantal

Cosmologie

 

 

Monde

Concept de la totalité absolue de la série des conditions pour un phénomène donné en général

Concept qui se contredit lui-même : je conclus à la justesse de l’unité opposée

Antinomie de la raison pure

Théologie

 

 

Dieu

Totalité des conditions pour penser des objets en général : unité synthétique absolue de toutes les conditions de possibilité des choses en général

Idéal de la raison pure




 

Antinomies de la raison pure

 

Absolue complétude

de la composition

de la totalité donnée de tous les phénomènes

 

 

Absolue complétude

de la division

d’une totalité donnée

dans le phénomène

 

Absolue complétude

de la genèse

d’un phénomène en général

 

Absolue complétude

de la dépendance de l’existence

de ce qu’il y a de changeant dans le phénomène

 

 





Premier conflit des idées transcendantales

Thèse : le monde a un commencement dans le temps et il est aussi relativement à l’espace contenu dans certaines limites

Antithèse : monde n’a ni commencement ni limites spatiales mais est ∞ aussi bien relativement à l’espace que par rapport au temps

Deuxième conflit des idées transcendantales

Toute substance composée dans le monde est constituée de parties simples et il n’existe partout rien que le simple ou ce qui en est composé

Aucune chose composée dans le monde n’est constituée de parties simples et il n’existe nulle part rien qui soit simple dans ce monde

Troisième conflit des idées transcendantales

La causalité qui s’exerce d’après les lois de la nature n’est pas la seule d’où puissent être dérivés les phénomènes du monde considérés dans leur totalité. Il est encore nécessaire d’admettre en vue de leur explication une causalité par liberté

Il n’y a pas de liberté mais tout dans le monde arrive uniquement d’après les lois de la nature

Quatrième conflit des idées transcendantales

Au monde appartient quelque chose qui comme sa partie ou comme sa cause est un être absolument nécessaire

Il n’existe nulle part aucun être qui soit absolument nécessaire ni dans le monde ni hors du monde comme en constituant la cause.

 


Du côté de la thèse

Du côté de l’antithèse

Dogmatisme

Empirisme

Intérêt pratique pour tout homme sensé :

Que le monde ait un commencement, que le moi soit simple, que le moi soit libre et que l’ordre entier des choses dérive d’un être originaire = pierres angulaires de la morale et de la religion

Aucun intérêt pratique : simple empirisme semble retirer à l’une comme à l’autre toute force et toute influence

Idées morales et leurs principes perdent eux aussi toute validité et s’effondrent en même temps que les Idées transcendantales qui constituent leur soubassement théorique

Intérêt spéculatif de la raison : on peut appréhender complètement a priori la série entière des conditions et saisir la dérivation du conditionné

Incapable de fournir à la raison  des conditions de sa synthèse

Mais intérêt spéculatif qui dépasser largement ceux du dogmatisme : modération de nos prétentions

Risque d’un empirisme dogmatique

 

Popularité : sens commun ne trouve pas  dans les idées du commencement inconditionné de toute synthèse la moindre difficulté

 

Intérêt architectonique de la raison : recommandation en faveur de la thèse

Aucune popularité

Raison humaine est par nature architectonique, propositions de l’antithèse rendent impossible l’achèvement d’un édifice de connaissances