Simone de Beauvoir
Le Deuxième sexe






• Structure du livre :

T. I                                                                                             

I. Destin           

1. les données de la biologie       

2. point de vue psychanalytique                 

3. point de vue du matérialisme historique

II. Histoire      

III. Mythes     

IV. Formation                 

1. Enfance      

2. La jeune fille.              

3. L’initiation sexuelle  

      4. La lesbienne      


    T. II

I. Situation

1. la femme mariée

2. la mère

3. La vie de société

4. Prostituées et hétaïres

5. De la maturité à la vieillesse

6. Situation et caractère de la femme.

II. Justifications

1. La narcissiste

2. L’amoureuse

3. La mystique

III. Vers la libération

      1. La Femme indépendante

        

• Mini chronologie sur les droits des femmes :

• Droit de vote

France 21 avril 1944

RU 1918 : droit de vote à tous les hommes de plus de 21 ans /aux femmes de plus de 30 ans ; 1928 : femmes ont même droit que les hommes

USA 1920

Espagne : En 1924, pendant la dictature de Primo de Rivera, les femmes veuves et célibataires émancipées obtiennent le droit de vote aux élections municipales.  Selon le dictateur, mieux valait ne pas accorder le droit de vote aux femmes mariées « pour éviter les disputes entre époux » !

En avril 1931, la IIe République est instaurée et les femmes peuvent être élues, mais elles n’ont toujours pas le droit de vote ! Deux femmes seront alors élues députés : Clara Campoamor, qui va militer pour le droit de vote des femmes, et Victoria Kent (radicaliste de gauche), qui va, au contraire, se prononcer contre. Selon elle, le vote des femmes, trop influencées par l’Eglise, aurait favorisé la droite.

Finalement, les femmes de plus de 23 ans obtiennent le droit de vote en Espagne le 1er octobre 1931 (161 votes contre 121), lors de la IIe République. Le droit au divorce est aussi voté en 1932. Mais elles ne votent réellement pour la première fois qu’en 1933, d’ailleurs on les accuse d’avoir favorisé la victoire de la droite.

En 1939 elles perdent ce droit, qui ne sera rétabli qu’en 1978, lors de la Transition démocratique.


• Droit de travailler sans demander autorisation, droit d’avoir un compte en banque et de gérer soi-même argent : voir juste chronologie en France : (pb des femmes mariées, je ne rentre pas dans les dates de majorité etc. : avoir qq exs et les connaître, on ne peut pas être exhaustif)

1804 : Promulgation du Code civil, dit Code Napoléon. À côté du divorce, la séparation de corps est prévue. La femme mariée est réputée juridiquement incapable

1938 : Suppression de principe de l'incapacité juridique de la femme mariée.

1965 : Réforme des régimes matrimoniaux : droit pour chaque époux de passer seul des contrats pour l'entretien du ménage ou l'éducation des enfants, droit pour l'épouse d'avoir un compte en banque et de choisir une profession sans le consentement de son mari, obligation pour chaque époux de contribuer aux charges du mariage selon ses facultés, libre disposition de leurs revenus respectifs au-delà de ces charges.

1970 : Remplacement de la puissance paternelle par l'autorité parentale, exercée à égalité par les pères et mères dans le cadre du mariage, rarement dans les autres cas. (cas où lors des divorces, garde des enfants est confiée à peu près systématiquement à la mère)

1987 : Élargissement du principe de l'exercice en commun de l'autorité parentale aux situations de divorce et de concubinage ; abandon de la notion de garde de l'enfant au profit d'un seul conjoint.

 

• Reconnaissance du viol (et non simple outrage à la pudeur)

Longtemps, les juges d'instruction n'ont pas retenu l'inculpation de viol, crime passible des assises, mais seulement celle de coups et blessures volontaires ou d'outrage public à la pudeur, simple délit. Les mouvements féministes se sont insurgés contre ces entorses à la législation. Il faudra attendre 1975 pour qu'un tribunal correctionnel, à la demande de la partie civile, se déclare incompétent. Cette décision sera confirmée en appel. En renvoyant les coupables aux assises, la justice reconnaissait publiquement qu'ils avaient bien commis le crime de viol.

 

• Lois sur la contraception, et l’IVG

29 décembre 1967 : vote de la loi Neuwirth, qui autorise la vente des produits contraceptifs mais encadre la publicité. Jusqu'à 21 ans (la majorité légale), une autorisation parentale est nécessaire pour la délivrance de la pilule. La loi n'est toutefois appliquée qu'à partir de 1972 (date des premiers décrets d'application) à cause de nombreux freinages de l'administration

28 juin 1974 : l'Assemblée nationale vote le projet de Simone Veil ministre de la Santé, qui libéralise totalement la contraception. La Sécurité sociale rembourse la pilule. Les mineures ont droit à l'anonymat.

 

Promulguée le 17 janvier 1975 après des débats passionnés et un recours de ses opposants au Conseil constitutionnel, la première loi française sur l'I.V.G. dépénalise l'avortement : elle suspend partiellement l'article 317 du Code pénal pour cinq ans sans abroger les lois de 1920 et de 1923. Hors des conditions strictes qui le limitent (dix semaines de grossesse – douze après 2001, âge, nationalité, lieu), l'avortement reste un délit. Conservatrice en apparence, la loi Veil se distingue à l'époque en Europe par la place accordée à l'autonomie de la femme dans sa décision d'avorter : elle décide seule, en son for intérieur, sans être liée par aucune autorité, cléricale ou médicale.

Votée pour une période de cinq ans, à titre expérimental, la loi sur l'interruption de grossesse a été adoptée définitivement par la loi du 31 décembre 1979, et modifiée par la loi du 4 juillet 2001. Elle s'applique à toute femme « en situation de détresse », à condition que l'intervention soit faite avant la fin de la douzième semaine de la grossesse, par un médecin, et dans un établissement d'hospitalisation, public ou privé, agréé. Au-delà de la douzième semaine de la grossesse, l'avortement est autorisé seulement pour des motifs thérapeutiques. Ce délai, qui était de dix semaines jusqu'à la loi de 2001 – délai inférieur à celui pratiqué par tous les pays européens disposant d'une législation analogue, sauf le Danemark –, se justifie médicalement, les risques étant moindres lorsque l'intervention est précoce.

Expression "situation de détresse" qui vient d'être supprimée du texte de loi (longs débats sur la question) : une femme qui ne veut pas poursuivre sa grossesse" et non "une femme en situation de détresse"




Passage essentiel du livre à travailler et à construire pour le 19 mai

     
       





• Plan du cours :

I. le Deuxième sexe
1. Les concepts existentialistes omniprésents dans le livre
2. La problématique générale du livre
3. Table des matières
4. Destin/histoire /mythes
5. Formation
6. Situation
7. Justifications
8. Libération

II. Le féminisme après Simone de Beauvoir
1. Concepts et instruments d’analyse
a. les indicateurs d’aliénation
b. La question du langage 
c. le concept d’habitus
2. La question de l’universalisme : égalité ou différences ?
a. les égalitaristes
b. les différencialistes
c. égalité et différence : une fausse ≠ ?
4. Pbs politiques :
a. la parité
b. Mères porteuses, GPA etc.
5.  Les présupposés ϕ du 2ème sexe
6 . La question du genre
a.  définition du concept de genre : pas commode : commencer par comprendre de quoi on parle :
b. les analyses américaines du genre
c. peut-on identifier sexe et sexualité ?


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