Contraction de texte Méthodologie




                    La contraction est l'épreuve la plus fréquente dans les écoles de commerce ; c'est un exercice difficile et dont il est très important de maitriser les règles, parce                                    qu'elles servent dans un très grand nombre d'épreuves des concours offerts aux étudiants des filières littéraires.



• Durée et modalités de l'épreuve :
 


Épreuve de 3 heures ; texte à contracter à 1/10.
En général : textes de 4000 mots qui doivent se transformer en textes de 400 mots (sauf pour les écricome : 2500 mots à transformer en 250 mots)
Tolérance : 5% : 380 à 420 mots
Il est prudent de se méfier de son décompte et donc de se fixer comme objectif 385 à 415 mots



• Décompte des mots :



Il faut mettre une barre oblique ( / ) + nombre de mots 50/100 etc. entre parenthèses tous les 50 mots.
Attention les mots sont recomptés, en tout cas des sondages sont faits régulièrement ; les erreurs de décompte sont sanctionnées sévèrement
Toute contraction qui ne respecte pas la règle du nombre de mots est sanctionnée : quelles que soient les qualités de la copie, si il y  15 ou 20 mots en plus ou en moins, elle n'aura pas la moyenne.



Règles pour compter :
nombre (1815) = 1 mot , en lettres 4 mots
sigle (ONU) = 1 mot
t euphonique (arrive-t-il) n'est pas compté
c’est-à-dire = 4 mots 
tout mot composé comportant un tiret = 2 mots
le prénom d'un auteur + son nom = un mot


Le titre du texte : n'est pas compté si on reprend le titre donné sur le sujet, est compté si on reformule le titre (ce qui est souvent une très bonne solution, même si elle consomme quelques mots)


Attention quand on s'entraine à la maison sur ordinateur : la fonction statistiques de Word ne correspond pas exactement aux règles données ici


Il faut prendre l'habitude de compter très vite


Ne pas oublier les règles d'économie : c'est-à-dire qui vaut 4 mots peut très souvent être remplacé par le signe de ponctuation : qui, lui, vaut 0 mot.




• Qualités de la langue :



Contraction est d'abord une épreuve de langue : la correction et la fluidité sont essentielles
Le texte de la contraction doit être entièrement rédigé ; aucune abréviation, aucune écriture en style télégraphique


Pénalités si l'orthographe et la syntaxe sont déficientes


Attention aux fautes d'orthographe qui agacent les correcteurs (confusions ou et où ; confusions er et é etc.) + les fautes qui rendent le texte incompréhensible (ait et est par exemple)


Sur le plan de la syntaxe attention en particulier à la concordance des temps et aux erreurs de régime personnel (nous et on dans la même phrase par exemple)

   


• Règles du jeu :

1. L'auteur de la contraction est l'auteur du texte.
En conséquence on ne doit jamais écrire au cours de la contraction le nom de l'auteur, jamais non plus des phrases du type "l'auteur dit que.
En conséquence aussi le texte doit rester impersonnel et ne pas prendre parti (double erreur dans une phrase comme : l'auteur fait remarquer à juste titre)
On n'a jamais le droit de citer, on ne doit jamais recopier un bout de phrase, mais on doit garder les concepts fondamentaux.
Attention :
quand l’auteur du texte cite les thèses d’un autre auteur, là pour le coup son nom peut apparaître ; attention dans ce cas aux citations : pas le droit de mettre entre « » phrase contractée : revient à faire dire à l’auteur ce qu’il n’a pas dit.
Difficulté : je dois à la fois retrouver les mots essentiels du texte, qui eux doivent apparaître, pas la peine de chercher des synonymes et reformuler : ne pas donner des phrases du texte

2. La contraction doit restituer tous les éléments importants du texte (et évidemment ne pas faire de contresens) ; elle doit en comprendre les enjeux. Une contraction doit pouvoir être comprise par un lecteur qui ne connait pas le texte original

3. Pour cela
la proportion physique des unités de sens du texte original ne doit pas être respectée religieusement : on peut aller plus vite sur passage moins important, plus illustratif ; de toute façon il faut faire des choix, cela revient bien sûr à prendre des risques, mais si on n'en prend pas, on est sûr qu'on ne réussira pas à contracter.

4. L'ordre du texte doit être respecté

5. Diviser en unités de textes, ne pas trop morceler (en moyenne de 4 à 6 §, c'est évidemment variable suivant les textes)



• En pratique :


1. 1ère lecture du texte, on se contente de lire : comprendre ce que dit tout le texte, important de lire tranquillement ; très important de voir ensemble du texte, risque de contresens si on        n’en voit qu’une partie


2. 2ème lecture : souligner, repérer les grandes articulations : travail sur le texte avec un crayon (toujours au crayon, jamais de stabilo, il faut pouvoir gommer)


       3. Reprendre le texte et faire une construction simplifiée : grandes articulations ; niveaux d’argumentation : être très vigilant quand l’auteur annonce son plan, l’utiliser

repérer importance respective des arguments

permettre de poser la question des exemples : cas où il faut sans discussion les garder /cas où on peut s’en passer

= premier brouillon : qui n’est pas entièrement rédigé, qui n’est pas raffiné au niveau de la langue, s’entrainer à ce qu’il soit 1/3 plus court que la contraction : fournit alors une base fiable         pour commencer à rédiger


4. Rédiger : va et vient entre construction simplifiée et texte : fin de chaque unité compte des mots : voir si en gros ça va


5. Améliorer et  bricoler : écriture plus dense, plus nerveuse : travail possible pour raffiner, ne jamais rendre trop tôt ; une contraction peut être indéfiniment améliorée

L'orthographe doit constamment être vérifiée dès qu'un § est terminé