BIBLIOGRAPHIE, ÉPREUVES, TRAVAIL






BIBLIOGRAPHIE

• Les œuvres au programme de culture générale
Jean-Pierre Vernant, Les Origines de la pensée grecque
Carlo Ginzburg, Rapports de force : Histoire, rhétorique, preuve
Hannah Arendt, La Crise de la culture
Simone de Beauvoir, Le Deuxième sexe
Jean Starobinski, Le remède dans le mal. Critique et légitimation de l'artifice à l'âge des Lumières
Dolfus, La Mondialisation





LES ÉPREUVES

• L'épreuve orale d'admission à l'ENS-LSH : Approches des sciences humaines :
Durée de l’épreuve : 1 h de préparation ; 25 minutes devant le jury (environ 10 mn d'exposé, environ 15 mn d'entretien avec le jury).
Nature de l’épreuve : le candidat tire au sort un texte extrait d'un des ouvrages au programme. Il prendra appui sur ce texte pour en proposer une approche problématisée (environ 10 mn) qui introduira une discussion avec le jury (environ 15mn).
Composition du jury : le jury sera composé d’un enseignant relevant de chacune des trois séries concernées par l’épreuve (Lettres et Arts, Langues vivantes, Sciences humaines).

• La contraction de texte (pour un très grand nombres d'écoles de management)
Durée de l'épreuve : 3 heures
Un texte de 4000 mots environ à contracter en 400 mots (+ ou - 5% : 380/420).
Le candidat joue le rôle de l'auteur du texte : aucun regard à distance sur le texte
La contraction est entièrement rédigée ; le nombre de mots doit apparaitre (faire apparaitre le compte de mots tous les 50 mots)
Pénalités pour les dépassements et pour l'orthographe à partir de la 4ème faute

• La synthèse de textes (en particulier pour l'ESCP et Toulouse)
Durée de l'épreuve : 4 heures
Trois textes, chacun d'environ 1000 mots à synthétiser en 300 mots (+ ou - 10% : 270/330)
Chaque partie de la synthèse doit confronter les points de vue des auteurs
La synthèse est entièrement rédigée ; le nombre de mots doit apparaitre
Pénalités pour les dépassements et pour l'orthographe
Règles de la synthèse définies par l'ESCP (document très important à consulter)



• La note de synthèse (admission en Master à SciencesPo)
Ne concerne que les cubes : il faut avoir validé ou valider avant la fin de l'année scolaire 180 crédits ECTS pour pouvoir se présenter.
Durée de l'épreuve : 4 heures

Épreuve en 2 parties : la note de synthèse proprement dite (/16) et 2 petites questions (/4)
Pour la note de synthèse proprement dite : un grand nombre de documents, de nature très diverse, et un sujet qui doit permettre d'effectuer la problématisation
Pas de quota de mots : aucun compte des mots à faire apparaitre



TRAVAIL

• 1er exercice de contraction : Rousseau, Considérations sur le gouvernement de Pologne, chap. 4.
    proposition de corrigé :
     travail préparatoire :
éducation et forme nationale ; républicain ; amour de la patrie
caractérise hommes libres ; identité nationale : rôle pour la Pologne
==> : type d’études, définition des programmes ; rôle des précepteurs
éducation égale : le pb des enfants pauvres : des bourses
rôle de l’éducation du corps : exercices dans les gymnases ≠ savoirs qu’ils ne comprennent pas
importance des jeux publics : obligatoires, favorisent émulation, obligent à se situer par rapport au regard des autres ; exemple de Berne
éducation doit être dirigée par les magistrats
importance de l’éducation : son rôle dans l’antiquité : zèle patriotique qu’avaient alors les hommes ; c’est grâce à elle que les lois seront respectées : donne amour des lois



Rédaction :
L’éducation : une affaire politique

Une éducation nationale fait de l’individu un citoyen qui vit seulement pour sa patrie. Elle n’existe que dans les républiques où les hommes, liés par une loi commune, ont une identité spécifique. Les programmes éducatifs sont propres à une nation — un Polonais doit connaître l’/50 /histoire de son pays ; les pédagogues sont des citoyens méritants.
Cette éducation doit être la même pour tous, si elle n’est pas gratuite, il faut instaurer des bourses pour les enfants pauvres. Elle doit encourager les exercices corporels qui développent l’autonomie des enfants ; elle doit imposer des jeux /100/ publics pour habituer les enfants à l’émulation et à la recherche de l’approbation des autres, à la manière dont cela peut se dérouler à Berne.
Administrée par un collège de magistrats, une telle éducation pourrait permettre aux Polonais de retrouver le zèle patriotique des Anciens. C’est seulement à cette condition / 150/ que les hommes aimeront suffisamment les lois pour ne pas souhaiter les transgresser.
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• Pour le jeudi 11 octobre, contraction du texte de Starobinski sur la flatterie

• Jeudi 11 octobre, cours sur la technique de la synthèse de textes, textes de P. Legendre, M. Serres et L. Ferry.

 1er texte : Legendre
Distribuer des droits aux animaux, en faire des sujets ? = objet de tout le texte

Questions générales possibles : les animaux sont-ils des sujets de droit ? ou l’homme est-il le seul être à avoir le statut de sujet de droit ? y a-t-il des sujets de droit en dehors des hommes ?

Fantasme du monde des animaux né de l’abolition du droit colonial sorte de raisonnement par analogie

Discours mystificateur, délire, ironie extrême du texte

Statut juridique des bêtes (emploi du terme bête et non du terme animal) : pb d’un mythe qui est à l’origine du droit : suppose une âme pour pouvoir donner à l’homme statut de personne ® perspective du texte pas celle d’un fondement du droit, mais d’une analyse de ce qui fonde le droit dans la société occidentale

Droit d’inspiration occidentale : animal ne sera jamais une personne ; bête n’est même pas un incapable : tombe canine ≠ sépulture : qq soit anthropomorphisme, je ne fais pas de l’animal une personne

Seule exception dans le droit : excommunication d’animaux, mais droit pénal des animaux a alors fonctionné comme répression des démons : on fait parler le diable ; animal ne peut jamais en personne répondre en justice

parler de droit des animaux ici et maintenant est une aberration : totalement incompatible avec la construction de tous nos concepts juridiques

texte qui répond à ceux qui revendiquent un droit des animaux : revendication aberrante ; aucune protection juridique à accorder aux animaux

 

 

2ème texte : Serres

objet du texte : contrat naturel avec les choses ≠ idée que seul l’homme peut devenir sujet du droit

par rapport à notre 1er texte : ne pas garder question spécifique sur les animaux, arriver à question plus large, avec formulation négative : est-ce que seul l’homme peut être sujet de droit ?

révision déchirante du droit naturel moderne : pas texte qui analyse ce qui se fait, mais texte qui analyse ce qui devrait se faire

thèse : objet eux-mêmes sont sujets de droit ; concept de parasitisme : double parasitisme : parasitisme entre hoe : je prends tout et je ne donne rien : j’ai un esclave ; parasitisme envers les choses : je prends tout et je ne leur rends rien

équilibres naturels /équilibres de type humain / nouvel équilibre global entre ces deux ensembles ; nouvelle balance : mot équilibre permet de définir raisonnement par analogie

monde ne doit être ni notre maitre ni notre esclave, est notre symbiote ; contrat de symbiose et réciprocité

irresponsabilité vis à vis des choses et danger

objection possible : dans quel langage parle les choses du monde ? : Terre nous parle en termes de force, cela suffit à faire un contrat
        il s’agit d’instaurer un nouveau droit ; ton alarmiste du texte, réviser nos concepts juridiques ; fin du texte alarmiste : sous peine de mort

 

 

3ème texte : Ferry

faut-il instituer la nature en tant que sujet de droit ? pb du contrat naturel

on retrouve notre pbmatique globale : tout va bien : est-ce que seul l’homme est sujet de droit ? ou bien également nature et animaux ?

2 difficultés :

c’est toujours pour les hommes qu’il y a du droit : c’est pour les hommes que l’arbre ou la baleine seront respectés

qu’est-ce qui a de la valeur dans la nature ? biosphère c’est aussi le HIV et la peste

poser le pb à propos du droit de l’animal : tout se passe comme si la nature dans l’animal tendait à se faire humaine : certaines caractéristiques de la nature que nous reconnaissons, et seulement celles-là : comment fonctionne raisonnement par analogie ?

fins éthiques ne sont jamais dans la nature ; chercher dans la nature ce qui doit être respecté et par là même protégé


La nature, et les animaux en particulier, sont-ils des sujets de droit ?

Peut-on instaurer un droit de la nature sur le modèle du droit humain ?

 Selon Pierre Legendre le droit des animaux n’a aucun sens juridique : c’est une fiction élaborée grâce à une fausse analogie entre la domination de l’homme sur l’animal et la domination coloniale qui applique aux animaux des arguments anti racistes. Michel Serres, pour réformer le droit, compare les équilibres de la nature et les équilibres institués par l’homme : nous devons établir un nouvel équilibre global entre ces deux ensembles. Luc Ferry objecte que nos raisonnements par analogie sont partiels : nous reconnaissons dans la nature de l’animal les seules caractéristiques qui ressemblent aux nôtres.

Y a-t-il des relations réciproques entre l’homme et la nature ? Pour montrer l’aberration d’un droit des animaux, Pierre Legendre rappelle qu’un animal ne peut parler : les procès d’excommunication d’animaux, comme ceux contre les démons, ont reposé sur la mystification d’un homme qui les faisait parler. Michel Serres objecte que la nature nous parle en termes de forces : cela suffit à établir un contrat avec elle. Luc Ferry rappelle que c’est toujours pour les hommes qu’il y a du droit et que la relation entre l’homme et la nature n’est jamais réciproque : nous avons des devoirs envers une nature qui n’a pas de droits.

Qu’en est-il de la valeur des éléments naturels ? La notion de valeur est appliquée aussi bien aux animaux qu’aux hommes par Michel Serres grâce à l’emploi du concept de parasitisme : le parasite, dans la nature ou dans la société, prend tout et ne reçoit rien. Un tel discours est selon Pierre Legendre mystificateur et repose sur le fantasme d’un monde des animaux et d’un monde de la nature. Luc Ferry expose que les fins éthiques ne sont jamais dans la nature, et que c’est l’homme qui détermine ce qui doit être respecté et donc protégé.


 

• Pour le jeudi 25 octobre (ou par mail jusqu'au 1er novembre), synthèse des textes de H. Arendt, J.-C. Michéa et A. Renaut.

• Pour le jeudi 15 novembre, avoir lu les textes de la note de synthèse IEP Paris, 2012, sujet 1

• Pour le jeudi 7 février : au choix : contraction du mythe de Prométhée (version de Protagoras) en 150 mots ; écrire un argument sur la technocratie à partir de ce mythe

• Pour le jeudi 21 mars :  écrire un texte (une page ordi/2 pages ms) sur un des deux sujets suivants :
Le marquis de Carabas (Cf le Chat botté)
Dark Vador

• Canevas de rédaction de la note de synthèse sur la démographie :

Introduction : évidemment Malthus

mise en évidence de 2 lois d’accroissement

loi d’accroissement de la population, qui croit de façon géométrique en doublant à chaque génération

loi d’accroissement des moyens de subsistance, ne progresse que de façon arithmétique

aucune possibilité de jouer sur les subsistances ; nécessaire donc de travailler sur la population

bien évidemment ce qui relève de la politique : sur un plan économique on ne peut rien faire. La question démographique est une question politique : les réponses reposent sur contrôle des naissances, pas de solution économique

Inquiétudes de Malthus et ton alarmiste sont-ils justifiés à la lumière de l’explosion démographique actuelle ?

Enjeux économiques politiques et sociaux de cette évolution ?

 

I. De quelle évolution s’agit-il ?
(3) 7 M. d’êtres humains en 2011 ; croissance exponentielle et récente ≠ siècles de stagnation démographique

causes (7) : évolution sans précédent du XX : baisse de mortalité (avancées médicales, hygiène) ; augmentation de vie des personnes âgées ; accroissement de l’espérance de vie (mécanisation des tâches ® meilleures conditions de travail)

(4) Potentiel de croissance reste gigantesque : 9 milliards en 2050

(5) Différences très importantes N/S : déclin N, baisse fécondité S mais mvt sur globalité population différé par effet d’inertie. Population va donc nécessairement continuer à croitre ® 2050 : sorte de croissance 0

(7) Transition démographique et non croissance

 (3) transition démographique en route ; projections incertaines : entre 6 et 15 Milliards en 2100

 

+ pbs spécifiques que pose cette évolution

villes, vieillissement, alimentation, environnement

 

 

II. Comment interpréter cette évolution ?

2 lectures ≠ : la penser en termes de risques, la penser en termes de progrès

lectures très contrastées de cette évolution : souvent décrite en termes de risques : penser un risque c’est penser à la fois la possibilité d’un progrès et celle d’une catastrophe

1. vocabulaire : risque, défi, peur

2. Lire comme une série d’opportunités

(7) 9 M en 2050 ne signifie pas surnombre : si migraient en totalité aux USA, densité USA serait < à IDF

(3) croissance de la population : humanité va bien, santé s’améliore, mortalité infantile diminue

difficultés et stimulations, même pour Malthus, hoes sinon seraient restés paresseux

bénéfices de la croissance démographique

(4) Défis démographiques : thème même du défi : ce qu’il est possible de relever, mais seulement à certaines conditions

(2) 7 opportunités

 

3. Inquiétudes

Opportunités qu’on peut lire négativement comme 7 pbs auxquels il faut savoir répondre

≠ (5) Augmentation de la population dans pays pauvres : situation s’est peu améliorée, risques pour l’environnement

(5) planète pourra probablement supporter, mais à condition ® on est d’abord du côté du risque

Planète ne pourra supporter généralisation à toutes les régions du globe des modes de consommation et de production des pays riches

 

Pb de la répartition croissance

La question des migrations

 

 

III. Une nouvelle lecture de la démographie ? que signifie notion de population mondiale ,
• (7) Population mondiale n’existe pas = gommer les dynamiques propres ; considérer agrégat moyen de cette variété = se condamner à ne rien voir

(8) Population mondiale, chiffres, volumes ne peut être mise en relation avec grands pbs du moment

Aucune institution capable d’imposer une législation destinée à limiter la croissance démographique ou à l’encourager

Concept de population et contexte de gouvernementalité

(9c) : les grands contrastes

 

• travailler alors sur des lois différentes qui vont supposer de prendre en compte détail des situations, prendre 2 ou 3 exemples

 

pbmatiser : que peut signifier ici notion de 10 commandements ? ambiguïté : y a-t-il encore action politique ? ou simplement constat ?

 

Conclusion : faut-il alors raisonner avec un intérêt général de la planète et en cherchant politiquement et écologiquement à obtenir des solutions globales ? ou au contraire scission de tous ces modèles et travail en termes spécifiques, avec analyse évidemment bcp + précise et risque de non concordance

Ambiguïté d’une analyse qui dégage des lois en les appelant commandements